Mon 1er Triathlon Sprint à Troyes

   

Tout part d'une promesse faite à ma femme (jeune triathlète), qui voulait partager des moments en couple. Pour son anniversaire je me suis donc inscrit au Triathlon de Troyes pour lui faire la surprise. Un petit S pour commencer. Ça devrait passer comme une lettre à la poste. Et dans un coin de la tête, mon challenge sera de la rattraper avant la ligne (les femmes partant 10 min plus tôt que les hommes sur le même parcours).

Pongiste à la base, je suis sportif depuis tout petit, mais n'ai jamais fait de vélo de route et cours que très rarement. Cependant, je pensais que cette distance était dans mes cordes sans trop d'entrainement. Les 700 m de nage en eau libre, étaient cependant, l'exercice qui me faisait le plus peur. Je me suis donc fait 5 entraînements de natation de 1200 m chacun en bassin de 25 m. C'est pas grand-chose mais mieux que rien. 15 jours avant la course, il faudrait quand même penser à s'équiper ! Car, le Triathlon demande beaucoup, mais beaucoup de matériel.

- Prêt du vélo par mon boss : fait

- Prêt de la tri-fonction et combinaison de nage par les collègues de ma femme : fait

- Lunette de natation : fait

- Casque vélo : fait

- Chaussures de running : fait

- Crème solaire, anti frottement, casquette, boisson énergétique, eau .....

- Un mental d'acier ... on verra ...

Un tas de truc à emporter. Bref, se mettre au tri tout seul, j'avoue ce n'est pas simple. Je me sens donc privilégié, car je suis bien aidé sur ce coup là. Me voilà arrivé la veille de la course entouré de triathlète et là, tu découvres un monde :

- les mecs ne veulent pas performer mais ne parle que de chrono

- les mecs te racontent les potentiels problèmes que tu peux rencontrer et il en a des tonnes (coups de soleil, irritations, chutes, perte de lunette, crevaisons, hypoglycémie, crampes, ampoules ...)

- tu ne peux pas manger n'importe quoi avant ... féculents, pas trop gras, pas trop de fibres ... 4 heures avant départ de la course ...

Bref, la pression monte ... à cause d'eux surtout.

premier-tri-aurelien

Arrivé le matin, retrait des dossards, le parc est splendide, il fait beau, l'eau et claire ... Mais les bouées du parcours de natation sont LOIN !!! Oups, ça va pas être si simple en fait.

L'heure du départ est arrivée. Après avoir positionné toutes les affaires dans la zone de transition, méticuleusement dans un ordre bien établi, j'enfile ma combinaison au pied de biche avec un collègue (faut être deux pour la fermer). Et là, je me sens super oppressé, mes poumons ont du mal à se gonfler. Par contre, ouah, on flotte avec ça, un truc de dingue ! Pas le choix, je ne vais pas reculer. Lunette en place, bien calé à l'arrière du peloton (ah oui, faut se mettre derrière pour les novices pour pas prendre de coups !!!). Je m'élance et là tu ne penses plus à rien d'autre que trouver ta place et ton rythme, tu perds tes repères de la piscine et essaie de nager droit sans s'affoler.

A mi-course, je prends du plaisir et je prends même le temps de regarder l'autre rive. ça va le faire !!! Je sors de l'eau un peu essoufflé (100 derniers mètres en brasse), mais dans le premier tiers des participants hors de l'eau. Les triathlètes ne sont pas trop bon NAGEURS en général. Première sensation en sortant de l'eau : ça c'est fait !! La transition se passe nickel. Je chausse mes chaussures (pas assez d'ailleurs, une belle cloque à l'arrivée), prends le vélo et c'est parti pour la plus longue distance du tri (25 km).

Mon premier kilomètre est laborieux. Je dois passer les vitesses, pour me mettre sur le bon rythme, mais j'ai du mal à me remettre en mode compétition. Je prends le temps, profite un peu et réalise que des tas de furieux me doublent comme des balles. Je me reprends, je me sens bien et fait à mon rythme. Roulant, ils disaient le parcours, pfff, des faux plats et deux montées auront pour effet d'enflammer mes iscio-jambiers. Je calme le jeu, je ne vais pas me claquer quand même. Je perds 5 km/h de moyenne sur les 5 derniers km et je prends même le temps de discuter avec une concurrente qui me déposera dans le dernière montée. C'est à ce moment précis, que ma fierté reprend le dessus et tout en fredonnant du Mickael Jackson (je suis fan et on se raccroche à ce qu’on peut pour retrouver le rythme), je repars de plus belle.

La transition pour la course à pied est ultra rapide. Il fait chaud, je cours et j'ai l'impression de me traîner. Ma montre d'indique 12km/h, mais c'est super rapide en fait !!! Mon corps est en mode Machine Automatique. C'est à n’y rien comprendre. A 2 km de l'arrivée, je vais chercher au fond de moi, les dernières ressources qui me restent pour venir à bout d'une ligne droite d'un KM sous le soleil et les encouragements du public en délire !

L'arrivée sur fera dans les bras de ma femme qui m'attendait sur la ligne. J'ai fait un très bon temps, 10 min de moins qu’estimé.

aurelien-premier-tri-arrivee

- Mon premier challenge qui était de partager une expérience et un moment fort avec ma femme est accompli. Cela nous fera un très beau souvenir et un très bon moment de partage et ce sans les enfants ;-)

- Mon deuxième challenge qui était de découvrir ce monde du triathlon est atteint. J'ai pris du plaisir malgré la souffrance du vélo et de la course à pied.

- Mon challenge de rattraper ma femme, pas atteint, je ne lui ai repris que 6 min. Elle m'a impressionné. Et l'humilité m'a rattrapée.

Je pense remettre ça prochainement, c'est assez grisant en fait, mais avec un peu plus d'entrainement quand même cette fois ... dans le but unique de repasser du temps avec ma femme bien sûr ;-)

Aurélien

 

Si comme Aurélien vous voulez partager votre première expérience en triathlon, écrivez-nous à myfirsttri@aptonia.com !

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