Mon premier triathlon à Taiwan  

Le 23/09/2017, j'ai participé à ma première compétition de Triathlon à Taiwan.Je l'ai terminée en 02:06:02.    

Mais comment en suis-je arrivée là ?Moi, qui n'ai pas nagé depuis près de 10 ans, qui ai commencé le vélo et qui déteste courir ?

Tout a commencé avec un défi de réunion d'équipe lancé par l'équipe Textile.Et si nous faisions ensemble ce triathlon, pour nous défier et renforcer l'esprit d'équipe ? Le défi était lancé.Mais pourquoi ne pas inviter d'autres personnes à y participer ? Qui est partant ? Ont-ils demandé. Ça va être amusant, faisons-le ensemble. OK… pourquoi pas, je vous rejoins… Une décision que j'ai regrettée à l'instant même (au début). 40 personnes ont finalement rejoint cet événement. Bien joué, l'équipe Textile !

J'ai eu 4 mois pour m'entraîner, seulement 4 mois. 4 mois pour apprendre à bien nager en freestyle, à venir à bout de ces horribles douleurs aux fesses à cause de la selle et à prendre du plaisir à courir. 4 mois, dont 3 semaines en France, à passer du temps à manger des choses grasses et à boire des bières… Eh bien, de toute façon, pas le choix maintenant, il fallait s'entraîner ! Cela semble aisé, mais de juin à septembre à Taiwan, il fait environ 35 degrés toute la journée. Parfait et agréable pour la natation en plein air, tout à fait OK pour le vélo la nuit grâce au vent, mais horrible pour la course !

Je me suis donc concentrée sur la natation et le vélo, c'était ma stratégie. Si je terminais l'entraînement de ces 2 disciplines à temps, je pourrais courir à coup sûr.J'avais déjà couru 10 km en compétition avant, donc 5 km, c'était tout à fait faisable. J'ai acheté un nouveau vélo et un maillot de bain pour remplacer mon bikini, et voilà. De la natation 2 à 3 fois par semaine, et du vélo de façon hebdomadaire. Au début, ce n'était pas du tout agréable. J'ai bu presque toute l'eau de la piscine en essayant de nager en freestyle, et j'ai marché comme un cow-boy pendant quelques jours après avoir fait du vélo. Mais petit à petit, j'ai constaté des améliorations. Mes performances étaient meilleures, et quelle bonne surprise ... Je perdais du poids.

Donc, étape par étape, je me suis sentie plus confiante : 25 min, puis 23, puis 22 pour nager 750 m.C'était plus facile aussi pour le vélo.Mais toujours aussi pénible pour les 5 km de course… Néanmoins, je n'avais plus de temps pour m'améliorer, il fallait prendre la route de Taitung ! L'ambiance était vraiment plaisante, les gens avaient hâte d'y être. Nous y sommes allés en bus le vendredi, 6 heures de voyage sur la côte Ouest, tout de même agréables, à travers les montagnes en direction de la côte Est de Taiwan.

En arrivant à Taichung, nous avons décidé d'aller vérifier la zone de transfert et avons essayé de nager dans le lac. À ce moment, on a pensé à la course du lendemain. On se sentait un peu nerveux, mais enthousiastes. Tout le monde parlait de la course, échangeait des conseils, récupérait des affaires importantes, préparait l'équipement, etc. C'était agréable d'être tous ensemble, on se sentait plus confiants.Et grâce aux équipes Aptonia chinoise et française, nous nous sommes sentis encore plus confiants. Elles nous ont donné beaucoup de très bons conseils. Une assiette de pâtes, une grande bouteille d'eau, l'alarme à 5h30 du matin… et j'étais prête à passer une bonne nuit (qui s'est révélée tout sauf bonne).

À 5h30 du matin, j'ai revêtu mon costume trifonction Aptonia acheté pour l'occasion en France tout en préparant mon chocolat pour le petit-déjeuner, également d'Aptonia. Mais je n'étais pas en mesure de manger, mon ventre était douloureux, je me sentais fatiguée et nerveuse. 6h15, tout le monde quitta l'hôtel avec les vélos, le soleil était levé et il faisait déjà 27 degrés dehors.Il allait faire chaud aujourd'hui. Nous sommes arrivés 5 minutes plus tard dans la zone de transition.La veille, j'ai trouvé où se situait mon numéro, le 457.La zone de transition était siiiiiiiii grande ! 1000 participants au sprint Triathlon + 300 pour le demi Iron Man.La transition n'allait pas être facile, j'allais devoir courir beaucoup ! J'ai préparé mes affaires comme vu sur YouTube :Lunettes de soleil dans le casque, casque sur le vélo, prêt à être porté. Serviette sur le sol, chaussures de course sur le côté et gel, barres et eau prêtes à déguster ! J'étais fin prête !Ou presque…

06h30, l'heure d'une photo de groupe.40 Décathloniens, il était impossible de passer inaperçu par rapport aux autres participants. Youhou, Decathlon !Nous étions archi motivés, complètement effrayés, mais il n'y avait plus moyen de faire machine arrière. Sur la chemin du lac, je ne me sentais pas bien… oh mon dieu !Il fallait que je file d'urgence aux toilettes ! Merci monsieur le stress pour ça, c'était fort appréciable ! Je vous épargne les détails, mais c'était un moment vraiment agréable… Enfin, me voilà, à 8h10 ce beau samedi matin à Taitung, au bord du lac, paralysée par la peur.

Sur la ligne de départ, j'ai fait la rencontre de Stéphanie, de France également. Nous avons discuté.C'était aussi son premier Triathlon, elle avait peur comme moi, donc c'était rassurant d'échanger quelques mots avant le départ. 8h18, 2 minutes avant le départ.Je n'étais pas en grande forme, je voulais fuir.Et si je craquais avant 30 minutes ?Et en cas de panique, que devais-je faire ? 8h20, l'heure du départ. Revêtue de mon bonnet bleu, je plongeai dans le lac. Et le stress qui comprimait mon estomac se fit ressentir directement dans mes jambes. Je ne pouvais plus les sentir et je n'arrivais pas à nager correctement les 10 premières secondes. J'avais besoin de me calmer, de me concentrer.Dorothée, tu peux le faire, vas-y, allez, allez ! J'ai commencé à me concentrer, à trouver mon rythme. Nous étions le premier groupe à nager, donc personne n'était en face de moi, de mon côté.Je n'avais plus peur. Le lac était un très bel endroit pour nager.L'eau était claire et les poissons nageaient à vos côtés. Au bout de 10 minutes, j'atteignis le garçon qui se trouvait à distance moyenne de ma position.Wow, j'étais rapide. Plus rapide que dans la piscine. Le feeling était bon, j'allais vite mais pas trop, je n'étais pas fatiguée. Il fallait rester concentrée jusqu'à la berge.Les bonnets gris arrivaient derrière nous.Certains touchaient mes pieds, essayaient de passer sur moi ou sur les côtés. Le combat débutait ! Il ne me restait plus beaucoup de distance à parcourir à la nage, je me concentrai et continuai. Je sortis finalement du lac après 21:18, un temps très inattendu. J'étais heureuse et mes partisans étaient restés sur le côté pour m'encourager !

Désormais, il fallait que je coure pour atteindre la zone de transition.C'était une longue course, je devais être rapide, efficace. J'arrivai à ma place, mis mes chaussures, bus, mangeai un peu et pris mon vélo. La course de vélo fut très agréable :Un peu d'air frais, de beaux paysages à regarder.Des montagnes sur la gauche, l'océan Pacifique sur la droite. Je me sentais bien.C'était difficile à cause d'une partie de la route en montée, mais correct.Je ralentis même un petit peu à la fin pour garder de la force pour la course. 48:29 : Je devrais pouvoir faire mieux la prochaine fois. Maintenant, il fallait courir avec le vélo, tout le long de mon espace… J'ai pensé que c'était le bon moment pour prendre de l'eau et boire. Mauvaise idée : j'ai perdu l'équilibre, je suis tombée avec mon vélo, j'ai perdu ma chaîne et me suis blessée. Bravo, Dorothée ! Quoi qu'il en soit, j'étais fin prête pour la prochaine étape. C'était presque fini, 5 km à courir, j'avais prévu 35 min, ça devrait aller. Mais rien ne se déroula comme prévu…

Les 35 degrés et une montée au début de la course m'ont mise K.O.. Il faisait si chaud, c'était si dur… Alors je marchai, courrai, marchai, courrai.Je ne pouvais pas faire mieux. Et tout le monde était dans la même situation que moi… Je devais m'arrêter à chaque stand pour prendre de l'eau glacée afin de m'asperger le corps. Après 2,5 km, j'ai fini par retrouver Stéphanie. Nous avons commencé à courir ensemble et à nous encourager. Cela faisait déjà plus de 40 minutes. Encore 1 km à parcourir, 1 km d'escalade… Et puis l'étape finale en descente (merci Dieu !) pour atteindre la ligne d'arrivée. Toutes les personnes qui avaient terminé étaient là pour me pousser, m'encourager. Après le sprint final, j'ai finalement achevé cette course de l'enfer en 45:01.Les plus longs 5 km de ma vie ! À ce moment, tout était confus.J'étais heureuse, mais tellement fatiguée et assoiffée. Mais j'avais terminé, c'était mon but principal.Je l'avais fait ! (gros, gros sourire sur mon visage)

Aujourd'hui, après 2 semaines, je suis heureuse d'avoir participé à cet événement. Maintenant je sais… je connais la douleur, le plaisir. Et je sais aussi que j'ai apprécié cette compétition, dans son ensemble. Non seulement le Triathlon lui-même, mais aussi l'entraînement en amont, l'organisation de l'événement et le plus important, la participation en équipe. Et après 2 semaines, je fais aussi partie de ces personnes qui demandent inlassablement :C'est quand, le prochain ? Kaohsiung en décembre ? Vas-y, WASA ! Qui est partant ?:)

Si comme Dorothée vous voulez partager votre première expérience en triathlon, écrivez-nous à myfirsttri@aptonia.com !

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